Quand on étudie les mécanismes du modèle A-Book, une chose saute aux yeux : dans les exemples de couverture présentés auparavant, le courtier A-Book ne gagne ni ne perd d’argent sur tes trades.
Tout simplement parce que son objectif n’est pas de parier contre toi, mais de transférer son risque vers un fournisseur de liquidité institutionnel.
Mais alors… comment un courtier A-Book gagne-t-il vraiment sa vie ?
A-Book vs B-Book : une logique totalement différente
Contrairement aux courtiers B-Book, dont le modèle repose en partie sur les pertes des clients, un courtier A-Book fonctionne comme une entreprise traditionnelle : il rend un service, et récolte une rémunération claire et transparente.
Pour comprendre ses motivations, il faut comprendre d’où proviennent ses revenus.
Et bonne nouvelle : ce modèle est beaucoup plus aligné avec les intérêts du trader.
Comment un courtier A-Book gagne de l’argent
Quand tu cliques sur Acheter ou Vendre, le courtier A-Book :
- Te vend ou t’achète la paire au prix qu’il affiche sur sa plateforme ;
- Se couvre instantanément auprès de son fournisseur de liquidité (LP) afin de neutraliser tout risque.
Puisqu’il ne prend pas de risque directionnel, il ne peut gagner de l’argent que de deux façons :
1. Les commissions
Quand tu trades → il facture une commission proportionnelle au volume.
Simple. Transparent.
Selon le courtier, cela peut s’exprimer :
- par lot standard (ex : 6 $/lot),
- par million de dollars tradés (ex : 60 $/million),
- ou en pourcentage du volume.
Dans ce modèle, les prix sont identiques pour toi et pour le LP :
→ Le courtier ne gagne qu’avec la commission.
2. La majoration de spread (markup)
Deuxième mode de rémunération : ajouter un léger supplément au spread que tu vois à l’écran.
Le principe est le même que dans le commerce :
- Le courtier achète au “prix de gros” auprès des LP,
- Et te revend au “prix de détail”.
La différence entre les deux = son profit.
Exemple simple
Si le LP propose l’EUR/USD à 1.2000,
le courtier peut te l’afficher à 1.2001.
Ce pip supplémentaire est sa marge.
Lors de la fermeture de ta position, le même principe s’applique.
Exemple illustré : Elsa ouvre un trade EUR/USD
Hypothèse : majoration de 1 pip
- Elsa achète à 1.2001 (prix client)
- Le courtier achète auprès du LP à 1.2000
Peu importe si le marché monte ou descend :
- Le courtier gagne le pip de majoration à l’ouverture
- Et un pip à la fermeture
Profit final : 2 pips (600 $ sur 3 millions)
Risque : 0
Conflit d’intérêt : 0
C’est la force du modèle.
Pourquoi les courtiers A-Book sont appréciés
Aucun conflit d’intérêt
Le courtier A-Book gagne le même montant :
- que tu sois gagnant,
- ou perdant.
Ton succès ne menace pas sa rentabilité.
Plus tes trades sont gros ou fréquents, plus il gagne
Donc :
Il préfère les traders rentables, réguliers et disciplinés.
En clair :
Le succès du trader = le succès du courtier.
Le défi du modèle A-Book
Avec une majoration d’un pip, un courtier gagne :
- environ 1 $ par mini-lot
- ou 0,10 $ par micro-lot
Cela signifie qu’il doit gérer :
- un volume très important,
- ou des traders sérieux et actifs.
C’est pour cela que beaucoup de courtiers hybrides combinent A-Book et B-Book selon les profils clients.
Conclusion
Le modèle A-Book est souvent considéré comme l’un des plus transparents :
- Le courtier ne gagne pas sur tes pertes,
- Il est neutre face au marché,
- Ses revenus proviennent uniquement du spread et des commissions,
- Et il est motivé par ton volume et ta progression, pas par ton échec.
Dans la prochaine leçon, nous verrons les limites et risques pour le courtier, mais aussi comment certains mélangent A-Book et B-Book.
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